Afrique de l’Ouest : Une Zone Géographique de Choix pour les Investisseurs

L’Afrique de l’Ouest est une zone géographique de choix pour les investisseurs. Joël Cadier, Directeur Associé chez KeysFinance Partners, explique quels sont les particularités et les difficultés à prendre en compte lorsque l’on investit dans la région.

L’Afrique de l’Ouest est une zone géographique de choix pour les investisseurs. Joël Cadier, Directeur Associé chez KeysFinance Partners, explique quels sont les particularités et les difficultés à prendre en compte lorsque l’on investit dans la région.

« Tout d’abord, il y a quand même un réel engouement de la part des investisseurs sur cette zone géographique, avec un focus principal sur la Côte d’Ivoire, ainsi qu’au Sénégal, historiquement et d’autant plus depuis les découvertes de pétrole. Le Ghana est particulier, il a connu quelques années difficiles sous l’ancien Président, mais on assiste aujourd’hui à ce qui ressemble à un redémarrage. Sur le terrain, le but des investisseurs, qu’il s’agisse de fonds d’investissement, de grands groupes, Global Companies ou grands groupes européens, est d’identifier des cibles qui répondent à leurs critères de transparence et de gouvernance, et là l’écueil est important ; tout à coup, le marché se rétrécit énormément. Les fonds d’investissement sont de plus en plus nombreux, avec une masse d’argent à investir qui est bien plus importante que la totalité de toutes les cibles qui rentrent dans ces critères de gouvernance et de transparence. La tendance est donc à l’abaissement des contraintes posées par les fonds et par les grands groupes sur ce type de cibles. À partir du moment où le dossier qui leur a été présenté a été totalement transparent sur les états financiers, la réalité économique ou le retraitement fiscal, il y a une volonté de s’engager. Cela dépend naturellement du partenaire, c’est beaucoup plus simple dans le cas d’une acquisition à 100% puisqu’alors c’est l’acquéreur qui va directement mettre en place une fiscalisation de l’ensemble des informations financières de l’entreprise. Dans le cas d’un partenariat minoritaire/majoritaire, il va falloir s’entendre, mais l’engagement est pris de se donner un ou deux ans pour être totalement transparent. Pour ce qui est des problèmes de gouvernance, notre rôle est très important, pour que les deux groupes de personnes communiquent et aboutissent à un accord, qui ne soit pas seulement un accord de signature à un instant T, mais un accord qui se concrétise et se solidifie dans les 5 ou 10 ans qui suivent. Et parfois, il est plus simple de partir sur du 100%. On peut également envisager 80%, avec un accompagnement pendant 3 ans du promoteur ou du sponsor de l’entrepreneur, avec un earn out à la sortie. Il a alors évidemment tout intérêt à ce que l’accompagnement se passe le mieux possible, à donner le maximum pour que le business se développe en 3 ans, pour avoir un earn out satisfaisant au terme des 3 ans ; mais la gouvernance revient tout de même à l’acquéreur », explique Joël Cadier.

Scroll to top
Close