Kouakou Raymond Bohoussou, PDG de BKR HOLDING : formalisation des petites mines, financement et réhabilitation en Côte d’Ivoire
Interview réalisée par Jean-Paul Adomon pour MarcoPolis.
Kouakou Raymond Bohoussou, PDG de BKR HOLDING en Côte d’Ivoire, évolue au croisement du conseil minier, de l’accompagnement des petites mines et de la réhabilitation environnementale. À travers BKR HOLDING, il explique comment la structuration des opérateurs, la qualité des données géologiques, la traçabilité et une meilleure organisation peuvent renforcer la crédibilité des projets miniers et faciliter leur accès aux investisseurs. L’entretien revient également sur les défis de la formalisation de l’exploitation minière artisanale et semi-industrielle, notamment le manque de moyens financiers, de compétences techniques et de données fiables.
Au-delà de BKR HOLDING, Kouakou Raymond Bohoussou présente le travail de l’ONG Agir pour l’Environnement dans les Industries Extractives (AEIE), créée pour répondre aux conséquences de l’orpaillage et développer des solutions de réhabilitation des terres dégradées. Il détaille plusieurs projets pilotes associant restauration des sols, agriculture, pisciculture, emploi local et accompagnement des communautés. Il évoque enfin le FAFEIX, Forum Africain de l’Environnement dans les Industries Extractives, ainsi que son ambition de renforcer la coopération régionale autour d’une exploitation minière plus responsable. Dans cet entretien avec MarcoPolis, il expose sa vision pour BKR HOLDING, l’AEIE et l’avenir des petites mines africaines à l’horizon 2030.

INTERVIEW
Jean-Paul Adomon: votre parcours réunit l’entrepreneuriat, l’accompagnement des opérateurs et la protection de l’environnement. Cette double approche associe performance économique et responsabilité sociétale. Pouvez-vous revenir sur votre parcours, présenter la mission de BKR HOLDING et expliquer comment vos engagements entrepreneuriaux et environnementaux s’inscrivent dans une même vision du secteur minier ?
Kouakou Raymond Bohoussou: J’ai d’abord travaillé dans plusieurs structures. J’ai notamment rejoint Soko Bipsi, une société coopérative minière, où je suis resté pratiquement neuf mois. J’ai ensuite nourri d’autres ambitions et présenté ma démission pour travailler à mon propre compte.
C’est à ce moment-là que j’ai lancé BKR HOLDING. À l’origine, j’avais constaté un problème dans le secteur. Lorsque les étudiants sortent des universités ou des grandes écoles, ils possèdent des compétences théoriques, mais leur niveau de pratique n’est pas toujours suffisant. Or, le secteur minier a réellement besoin de personnes qualifiées et formées aux métiers de la mine.
Nous avons donc commencé à accompagner les étudiants sur le terrain pour leur apprendre, de manière pratique, à réaliser des études géochimiques des sols, des études géophysiques, des levés, des prélèvements et les différentes opérations liées aux métiers de la mine.
Après avoir atteint cet objectif, nous nous sommes tournés vers d’autres défis, notamment l’accompagnement des opérateurs. Beaucoup de personnes souhaitent exercer une activité minière, mais ne savent pas toujours comment procéder ni comment la rentabiliser. Nous avons donc commencé à accompagner de nombreux opérateurs.
Dans le cadre de ces activités, j’ai beaucoup parcouru le pays. J’ai vu des personnes travailler sur des sites miniers et j’ai constaté de nombreux dégâts. Des personnes, et même des animaux, pouvaient tomber dans des excavations. Les populations ne parvenaient plus à cultiver leurs terres.
Je me suis alors demandé ce que deviendrait notre pays dans dix, vingt ou quarante ans si nous ne trouvions pas de solution à cette situation. La première richesse économique de la Côte d’Ivoire étant l’agriculture, s’il n’y a plus de terres, il n’y a plus de vie.
C’est ainsi que j’ai eu l’idée de créer l’ONG Agir pour l’environnement dans les industries extractives (AEIE). Son objectif est de lutter contre la destruction massive de l’environnement et de proposer des solutions concrètes. L’activité minière peut certes détruire et dévaster les terres, mais ce n’est pas une fatalité. Il existe encore des solutions.
Concernant BKR HOLDING, nous avons toujours cherché à répondre aux besoins existants. J’ai décidé de ne pas être un suiveur. Je ne cherche pas simplement à faire ce que les autres font. Je cherche à créer et à innover.
J’ai également constaté que certains opérateurs possédaient des terres et des titres miniers, mais ne disposaient pas de financements. À l’inverse, certains investisseurs disposaient de moyens financiers, mais ne possédaient pas de titres leur permettant de travailler. Je me suis donc demandé pourquoi ne pas créer un lien entre eux.
C’est ainsi qu’est née une autre branche de BKR HOLDING, consacrée à l’intermédiation entre les détenteurs de titres miniers et les investisseurs. Nous recensons les personnes qui possèdent des titres ou des autorisations d’exploitation, ainsi que les investisseurs, puis nous les mettons en relation afin de faciliter la signature de partenariats, depuis les recherches jusqu’à l’exploitation.
Nous apportons également des conseils sur les achats et sur la responsabilité sociétale. Une chose est de travailler, mais il faut aussi que les communautés bénéficient de l’activité.
Aujourd’hui, l’un des principaux problèmes des mines artisanales et semi-industrielles concerne les réserves et les recherches. Les opérateurs mènent souvent leurs activités dans l’incertitude, sans savoir si la zone qu’ils exploitent contient réellement des ressources. C’est à ce niveau qu’interviennent la structuration et la formalisation.
Jean-Paul Adomon: L’exploitation artisanale et les petites mines jouent un rôle économique important, mais elles sont confrontées à l’informalité, au manque de compétences techniques et aux difficultés réglementaires. Selon vous, quels sont les principaux obstacles à la formalisation du secteur minier artisanal en Côte d’Ivoire ? Quelles mesures faudrait-il prendre pour favoriser un cadre permettant à ces exploitations de mieux s’organiser, d’être plus productives et de respecter davantage les normes ?
Kouakou Raymond Bohoussou: Les premiers obstacles sont financiers et techniques. La plupart des personnes qui travaillent dans ce secteur rencontrent des difficultés à ces deux niveaux et ont besoin d’un accompagnement.
Lorsqu’elles ne disposent pas des moyens nécessaires, elles travaillent avec les moyens du bord. Cela ne leur permet pas de mener leurs activités de manière régulière et organisée. Elles travaillent alors de façon désordonnée, ce qui entraîne de nombreuses conséquences pour l’environnement et des répercussions négatives sur les populations.
La structuration du secteur constitue aujourd’hui l’une des missions importantes du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie. Des équipes travaillent sur ces questions afin de faire de l’exploitation minière artisanale un véritable modèle économique capable de contribuer fortement à l’économie ivoirienne.
De nombreuses initiatives sont actuellement mises en œuvre en Côte d’Ivoire pour permettre aux différents acteurs d’intégrer un cadre formel. Je tiens à remercier le ministre pour tout ce qu’il accomplit en faveur du secteur minier ivoirien.
Il y a notamment des actions de sensibilisation, des ateliers destinés à expliquer aux opérateurs comment leurs activités doivent fonctionner, ainsi qu’un suivi. C’est exactement ce qu’il faut.
Ce processus n’est toutefois pas facile, car les personnes sont parfois habituées à un certain système et au désordre. Néanmoins, de nombreux opérateurs sont aujourd’hui en train de se structurer et de s’organiser.
Lorsque le secteur est organisé, tout le monde y gagne. L’État gagne, les communautés gagnent et les opérateurs gagnent également. Je pense donc que nous sommes sur une très bonne voie et que les choses vont continuer à avancer.
Jean-Paul Adomon: Parlons maintenant de BKR HOLDING, l’entreprise que vous dirigez. Elle intervient notamment dans le négoce minier et l’accompagnement stratégique, sur un marché très concurrentiel où l’expertise locale, technique et institutionnelle peut faire la différence.
Quel est l’avantage concurrentiel de BKR HOLDING ? Quels services génèrent l’essentiel de votre activité et quels résultats démontrent le mieux la valeur ajoutée apportée à vos clients et à vos partenaires ?
Kouakou Raymond Bohoussou: Nous mettons beaucoup en avant la qualité et le respect des délais. Il est essentiel de fournir le résultat recherché par le client dans le délai prévu.
Nous accordons également une grande importance à l’intégrité, à la rigueur et à l’honnêteté. Ce sont les principales valeurs qui nous caractérisent.
Jean-Paul Adomon: Pouvez-vous nous donner quelques résultats chiffrés démontrant la valeur ajoutée de BKR HOLDING ?
Kouakou Raymond Bohoussou: Il serait difficile de vous donner des chiffres aujourd’hui. Nous préparons actuellement une importante restructuration qui devrait aboutir d’ici 2027. Le nom de la structure pourrait évoluer, car plusieurs filiales vont être créées.
Certaines interviendront dans le BTP, d’autres dans l’environnement, les mines, la pisciculture, l’agriculture ou encore le transport. Nous avons déjà commencé à toucher à plusieurs de ces domaines.
L’objectif est de réunir l’ensemble de ces activités au sein d’un groupe puissant et incontournable, notamment dans le domaine de la supervision.
Jean-Paul Adomon: De nombreux opérateurs disposent aujourd’hui d’un potentiel minier important, mais peinent à convaincre les investisseurs en raison du manque de données fiables, d’une gouvernance insuffisante ou de modèles financiers peu structurés.
Comment BKR HOLDING transforme-t-elle ces projets en opportunités attractives pour les investisseurs ? Quels financements ou partenariats sont les mieux adaptés aux petites mines ivoiriennes ?
Kouakou Raymond Bohoussou: BKR HOLDING aide d’abord les détenteurs de titres et les opérateurs miniers à se structurer sur l’ensemble de la chaîne. C’est la seule manière d’encourager un bailleur ou un partenaire financier à les accompagner.
La structuration concerne notamment la comptabilité et la traçabilité. Il faut disposer d’une bonne traçabilité depuis l’exploitation jusqu’à la commercialisation. Lorsqu’un opérateur peut retracer clairement l’ensemble de son activité, il devient beaucoup plus facile pour un investisseur de l’accompagner.
Le deuxième volet concerne le minerai recherché et les ressources réellement présentes sur le site. La plupart du temps, aucune donnée fiable n’est disponible. Or, sans données, personne ne peut financer un projet.
Nous accompagnons donc les opérateurs dans la réalisation d’études permettant d’obtenir des données fiables et de certifier les réserves minérales.
Prenons l’exemple d’une parcelle sur laquelle les études permettent d’établir la présence potentielle de deux tonnes d’or. Cette information représente déjà un élément concret. Même si le projet nécessite un investissement d’un milliard, un investisseur pourra s’y intéresser s’il existe des preuves tangibles et une certification des réserves montrant que le projet peut générer plusieurs milliards.
Nous encourageons donc nos partenaires à suivre cette méthode afin de faciliter l’accès au financement. De nombreux investisseurs sont prêts à accompagner les petites mines. Toutefois, faute de données fiables, d’organisation et de structuration, ces structures peinent encore à obtenir des soutiens financiers.
La seule solution consiste à s’organiser, à se structurer, à mener les études nécessaires et à disposer de données fiables. Lorsque ces éléments sont réunis, BKR HOLDING peut faciliter l’arrivée de partenaires financiers.
Ma position de représentant de l’Afrique francophone auprès de l’IC-ASM, le Conseil international des mines artisanales et à petite échelle, nous donne également la possibilité de mobiliser des partenaires prêts à accompagner les structures, à condition qu’elles soient organisées et structurées.
Jean-Paul Adomon: En 2020, vous avez également créé l’ONG AEIE, Agir pour l’environnement dans les industries extractives. Cette organisation lutte contre les conséquences de l’orpaillage clandestin et développe des solutions de réhabilitation et de revalorisation des écosystèmes dégradés.
Quelles solutions avez-vous déjà expérimentées depuis la création de l’ONG pour restaurer les sites affectés par l’orpaillage clandestin ? Comment comptez-vous mobiliser les financements, les technologies et les partenaires de l’IC-ASM afin de déployer ces solutions à grande échelle ?
Kouakou Raymond Bohoussou: Depuis la création de l’ONG, notre première démarche a consisté à établir un diagnostic pour mieux comprendre les différents problèmes liés à la dégradation des terres.
Nous avons effectué une tournée dans dix régions de Côte d’Ivoire. Cette tournée nous a permis d’identifier les problèmes et les différentes parcelles dévastées, d’évaluer la situation et de sensibiliser les communautés.
Nous avons également interrogé les populations sur leurs conditions de vie avant, pendant et après l’orpaillage. La situation était véritablement anormale. Certaines communautés étaient en pleurs et regrettaient de ne pas nous avoir rencontrés plus tôt.
Elles nous disaient que leurs terres avaient été entièrement dévastées, qu’elles n’avaient plus rien à cultiver et qu’elles étaient obligées de louer des terres ailleurs ou d’acheter leur nourriture en ville. Elles considéraient notre intervention comme un espoir.
À l’issue de cette tournée, nous avons identifié environ 4 500 hectares de terres dévastées par les activités d’orpaillage.
Il fallait ensuite démontrer qu’une solution était possible. Nous avons donc mené un premier projet pilote à Koudougou, dans le département de Boisflé, sur une parcelle de six hectares.
Nous avons commencé par des consultations communautaires avec la chefferie, les autorités et les populations. Après la sélection du site, nous avons réalisé des études et effectué des prélèvements de sol et d’eau afin de déterminer si les sols et les ressources en eau étaient pollués.
La méthode de réhabilitation dépend ensuite des résultats obtenus. Lorsqu’un sol n’est pas pollué, nous pouvons passer directement à sa transformation en opportunité économique. Nous cherchons à identifier le type de projet qui permettra à la communauté de tirer durablement profit du site.
La réhabilitation ne consiste pas seulement à refermer les trous. Il faut permettre aux communautés de retrouver leurs activités antérieures et de vivre durablement de ces terres.
Nous avons donc réhabilité et amendé les sols, puis mis en place des cultures maraîchères. Nous avons également cultivé du cacao, de l’anacarde et de la banane, avec de bons résultats. Nous avons aussi créé des barrages piscicoles et agricoles afin de faciliter les activités des communautés.
Nous avons ensuite mené un deuxième projet pilote en collaboration avec l’Ambassade du Canada. Sur six hectares réhabilités, nous avons développé des projets agricoles au profit de coopératives de femmes.
Ces femmes ont pu cultiver du manioc, du maïs, du gombo et des aubergines. Nous avons également installé un forage, un système d’adduction d’eau et un dispositif de drainage, alimentés par des panneaux solaires, afin de permettre les cultures hors saison. Ce projet a rencontré un grand succès.
Jean-Paul Adomon: Depuis 2020, combien d’hectares avez-vous pu réhabiliter ?
Kouakou Raymond Bohoussou: Dans le cadre de nos différentes activités, nous avons travaillé de manière coordonnée sur plus de 200 hectares.
Nos projets ont également permis de créer de nombreux emplois directs et indirects.
Jean-Paul Adomon: La réhabilitation permet donc également de créer des emplois ?
Kouakou Raymond Bohoussou: Oui, nous créons également des emplois. Nous recrutons notamment des jeunes qui pratiquaient auparavant l’orpaillage.
Nous les sensibilisons, nous les aidons à abandonner cette activité et nous leur apprenons un métier. Certains sont aujourd’hui devenus de fervents défenseurs de l’environnement.
Ils ont compris que le système dans lequel ils évoluaient avait ses limites et qu’ils devaient s’engager dans une voie plus sûre, garantissant leur paix et leur sécurité.
Jean-Paul Adomon: En 2025, vous avez lancé la première édition du FAFEIX, le Forum africain de l’environnement dans les industries extractives, qui réunit des acteurs publics, privés et associatifs de plusieurs pays.
L’enjeu consiste à transformer ce dialogue en actions durables. Quels enseignements retenez-vous de cette première édition ? Quelles initiatives souhaitez-vous lancer pour améliorer la gouvernance environnementale, la traçabilité de l’or et la coopération régionale ?
Kouakou Raymond Bohoussou: Le FAFEIX a été créé pour nous permettre de parler d’une seule voix. La dégradation des terres causée par l’orpaillage ne concerne pas uniquement la Côte d’Ivoire, mais l’ensemble de la sous-région.
Si cette question n’est pas abordée au niveau sous-régional, un seul pays ne pourra pas la résoudre, car le phénomène vient de plusieurs endroits. C’est la raison pour laquelle nous avons initié cette plateforme.
Nous disposons de solutions et nous devons partager nos différentes expertises. Certains pays possèdent une expérience que d’autres n’ont pas encore. Ceux qui ne disposent pas de certaines compétences peuvent donc faire appel aux pays ou aux organisations qui les maîtrisent afin de déployer ces solutions à grande échelle et d’aider les communautés.
À l’issue du FAFEIX, nous avons élaboré des conclusions et défini de grandes orientations à transmettre aux institutions, notamment aux ministères des Mines et de l’Environnement, ainsi qu’à certaines ambassades.
Après le forum, plusieurs ambassades nous ont contactés afin que nous intervenions dans des pays de la sous-région et que nous apportions notre expertise.
À ce titre, nous avons déjà effectué plusieurs déplacements. La semaine prochaine, je dois notamment me rendre en Centrafrique afin d’étudier la manière dont nous pouvons accompagner les coopératives minières dans leur organisation et leur encadrement, tout en intégrant les questions de durabilité et de réhabilitation.
Je dois également me rendre dans d’autres pays qui ont fait appel à nous.
Jean-Paul Adomon: Le travail vous attend donc.
Kouakou Raymond Bohoussou: Oui. Nous allons également lancer prochainement la deuxième édition du FAFEIX, prévue pour 2027.
Le FAFEIX se distingue des autres événements, car il s’agit d’une plateforme novatrice. La première édition s’est tenue en Côte d’Ivoire, mais la deuxième se déroulera dans un autre pays.
Chaque édition organisée dans un pays doit nous permettre de travailler sur des plans stratégiques pouvant être soumis à l’État concerné, afin qu’il puisse éventuellement les intégrer à son Plan national de développement.
Jean-Paul Adomon: Pour conclure, à quoi souhaitez-vous que BKR HOLDING, l’ONG AEIE et le FAFEIX ressemblent en 2030 ? Quel héritage souhaitez-vous laisser à l’industrie minière africaine ?
Kouakou Raymond Bohoussou: Nous avons de grandes ambitions pour 2030.
Pour BKR HOLDING et pour le secteur minier en général, notre objectif est de parvenir à des structures responsables. Nous voulons que les mines artisanales et à petite échelle puissent mener des activités minières responsables et écologiques.
Je pense que nous atteindrons cet objectif. Nous sommes prêts à intervenir partout où cela sera nécessaire pour relever ce défi.
Cette ambition s’inscrit déjà dans la vision du ministre des Mines, qui accomplit un travail important, ainsi que dans celle du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, qui est déterminé à faire respecter les exigences environnementales dans les industries extractives.
De nombreuses actions sont actuellement déployées. Le fait que les autorités et les différents ministères soient engagés dans une même vision facilitera notre travail.
Je dis toujours que vouloir, c’est pouvoir. Tant que la volonté existe, nous pouvons atteindre cet objectif.
Concernant l’ONG AEIE, nous souhaitons qu’elle s’impose dans toute la sous-région et qu’elle apporte des solutions concrètes aux problèmes de réhabilitation.
Ces dégradations causent beaucoup de souffrances et entraînent parfois des pertes humaines. Notre objectif est que, d’ici 2030, plus aucune vie ne soit perdue à cause de sites miniers non réhabilités, d’excavations abandonnées ou d’accidents liés à ces activités.
Nous voulons inculquer une nouvelle idéologie environnementale dans l’exploitation minière, afin que tous les acteurs prennent conscience de ces enjeux. Personne ne devrait avoir l’intention de nuire à l’environnement. Chacun doit chercher à adopter les solutions susceptibles d’améliorer la vie des populations.
Le Groupement des artisans miniers de Côte d’Ivoire, auquel j’appartiens, travaille également sur ces questions de structuration. Le gouvernement accompagne les acteurs des petites mines en Côte d’Ivoire.
De nombreuses actions sont donc en cours. En travaillant main dans la main, je pense que la Côte d’Ivoire connaîtra une forte croissance fondée sur le secteur minier.